samedi 3 octobre 2015

Everest : Une rencontre au sommet

Salut à tous ! Aujourd’hui, il va être question d’Everest, film retraçant la tragédie de 1996 au sommet de l’Everest qui coûta la vie à huit personnes. Avant de commencer, il faut savoir que cet accident s’est déroulé l’année où la montagne était la plus fréquentée (soit près de vingt équipes d’expéditions différentes). Présenté comme une métaphore de l’ambition qui sépare l’homme de sa vie de famille selon le réalisateur lui-même, que dire réellement de ce film de Baltasar Kormákur ?


Date de sortie: 23 septembre 2015
Réalisation: Baltasar Kormákur
Genre: Aventure
Nationalité: Américain, britannique, islandais
Inspiré d'une désastreuse tentative d'ascension de la plus haute montagne du monde, Everest suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l'homme ait connues. Luttant contre l'extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l'épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.
Josh Brolin

Avant toute chose, il est fort probable que vous ne connaissiez pas l'islandais Baltasar Kormákur, alors sachez entre autres qu’il est le réalisateur de l’assez décalé 2 Guns avec Denzel Washington et Mark Wahlberg et du plutôt apprécié Survivre, également inspiré d’une histoire vraie.

Commençons donc par la réalisation et le moins que l’on puisse dire, c’est que celle-ci est des plus appréciables. Effectivement, pour son dernier long-métrage (en date j’entends), Kormákur choisit une mise en scène calme et posée tout en accélérant le rythme dans les moments d'action, comme à l’arrivée de la tempête par exemple. De plus, certains choix de réalisation sont assez intéressants, comme l’utilisation d’un plan séquence au tout début du long-métrage pour présenter les personnages et non le faire au moment de l’accident. Tous ces choix permettent au réalisateur d’imposer un rythme et une esthétique montrant la magnificence de la montagne mais également la dangerosité du combat que vont devoir mener les alpinistes.

Jake Gyllenhaal

Car il s’agit bel et bien d’un combat pour leur survie auquel les grimpeurs ont participé ce jour-là ! Et qui de mieux pour interpréter ces héros (ou ces malades selon les avis...) que des acteurs comme Josh Brolin, Jason Clarke, Jake Gyllenhaal, Sam Worthington, John Hawkes ou encore Robin Wright. En effet, vous avez dû le remarquer, mon jeu de mot « rencontre au sommet » est plutôt ridicule mais il faut avouer que la performance des comédiens est pour beaucoup dans l’émotion que procure le film. Ce n’est pas pour rien qu'Everest faisait beaucoup sa promo autour du casting, car quelle prestation de la part de ces acteurs et actrices qui n’ont plus besoin d’être présentés !

Pour finir, revenons sur l’esthétique globale du film et là encore, quelle claque ! Ici, les plans et les paysages sont d’une majesté incroyable et se marient parfaitement avec la mise en scène calme du réalisateur. La musique du film est assez classique mais le son a été travaillé pour que l’on ressente les sensations d’une véritable tempête dans la montagne et c’est un pari réussi.

Jason Clarke

Il est également important de revenir sur la 3D du film qui peut sembler un peu faible par rapport à d’autres blockbusters, mais il ne faut pas oublier que l’on reste sur un budget de 65 millions de dollars. Et puis, malgré quelques imperfections, la 3D n'est pas si mauvaise finalement, celle-ci accentue le gigantisme de l’Everest et ne tombe pas dans la facilité avec des éléments de décors qui traversent l’écran.

En conclusion, Everest est un film qui marie parfaitement un rythme posé, une esthétique travaillée et un hommage à ces hommes et femmes face à cette tragédie, sans tomber dans la niaiserie ou le pathos. Il est donc vrai que j’aurai pu qualifier ce film de chef-d’œuvre, mais je n’en ferai rien car il ne faut pas trop en rajouter. Maintenant, si vous décidiez de gravir l’Everest, voyez ce film comme une mise en garde (mais pas une interdiction), je vous invite également à lire le livre de Jon Krakauer Tragédie à l’Everest et The Climb d’Anatoli Boukreev, retraçant les événements de 1996, qui traitent de l’idée héroïque de vouloir gravir cette montagne, tout en montrant que la mort reste très présente sur le toit du monde.

Note: 

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